Loi n°2023-567 visant à favoriser l’accompagnement des couples confrontés à une interruption spontanée de grossesse dite fausse couche

La loi visant à favoriser l’accompagnement des couples confrontés à une interruption spontanée de grossesse dite fausse couche a été publiée au Journal Officiel du 8 juillet 2023.

Elle comporte plusieurs mesures pouvant vous intéresser :

Pour les salariées faisant face à une interruption spontanée de grossesse ayant lieu avant la 22ème semaine d’aménorrhée, les IJSS leur seront versées sans délai de carence en cas d’arrêt de travail (cette suppression du délai de carence ne concernera cependant que les IJSS). La mesure entrera en vigueur à une date fixée par décret et, au plus tard, le 1er janvier 2024.

De plus, depuis l’entrée en vigueur de cette loi, aucun employeur ne peut rompre le contrat de travail d’une salariée pendant les 10 semaines suivant une interruption spontanée de grossesse médicalement constatée ayant eu lieu entre la 14ème et la 21ème semaine d’aménorrhée incluses – sauf faute grave de l’intéressée ou impossibilité de maintenir son contrat pour un motif étranger à l’interruption spontanée de grossesse.

Nous vous rappelons qu’au-delà de 22 semaines d’aménorrhée, la salariée bénéficie des droits et de la protection liés au congé de maternité.

Loi n°2023-567

Montant net social

A partir du 1er juillet 2023, une nouvelle rubrique apparait sur les bulletins de paie : le montant net social.

Pour les entreprises souhaitant communiquer avec les salariés en la matière (ex : document joint avec le bulletin de paie), le ministère des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées a mis en ligne des outils de communication à destination des entreprises et notamment une trame de courrier d’information pour les salariés. Lire la suite « Montant net social »

Limite d’exonération de la part patronale aux TR

Suite à un décret publié le 2 juin dernier, le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (BOSS) est venu préciser que :

 » La participation de l’employeur à l’acquisition d’un titre restaurant est exonérée de cotisations de sécurité sociale dans la limite du montant prévu à l’article 81-19° du code général des impôts soit 6,91 euros (valeur au 1er janvier 2023) lorsque le montant de cette participation est compris entre 50 % et 60 % de la valeur du titre restaurant. » Lire la suite « Limite d’exonération de la part patronale aux TR »

SMIC au 1er mai 2023

A compter du 1er mai 2023, le montant horaire du SMIC est fixé à 11,52 € bruts (soit 1.747,20 € mensuels bruts sur la base de 35 heures hebdomadaires).

Décret du 27 mars 2023 fixant la liste des pathologies ouvrant droit à un congé spécifique pour les parents lors de l’annonce de la maladie chronique de leur enfant

La liste des pathologies chroniques ouvrant droit au congé spécifique de deux jours minimum pour les salariés lors de l’annonce de la survenue d’un handicap, d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique ou d’un cancer de leur enfant vient d’être fixée par décret.

Les pathologies visées sont les suivantes : Lire la suite « Décret du 27 mars 2023 fixant la liste des pathologies ouvrant droit à un congé spécifique pour les parents lors de l’annonce de la maladie chronique de leur enfant »

Attention à la vidéosurveillance comme mode de preuve

En l’espèce, une salariée a été licenciée pour faute grave pour avoir commis des détournements de fonds et des soustractions frauduleuses. La salariée a contesté son licenciement au motif que la preuve des faits reprochés était illicite car fondée sur des images de vidéosurveillance inopposables.

Les juges ont en effet relevé un défaut d’information de la salariée sur le dispositif de contrôle et l’absence d’autorisation préfectorale sur la période considérée.

La Cour de cassation a ensuite constaté que la production des enregistrements litigieux n’était pas indispensable à l’exercice du droit de la preuve de l’employeur puisque ce dernier disposait d’un autre mode de preuve licite (en l’espèce un audit).

Le licenciement est donc considéré comme sans cause réelle et sérieuse. Lire la suite « Attention à la vidéosurveillance comme mode de preuve »

SMIC au 1er janvier 2023

A compter du 1er janvier 2023, le montant horaire du SMIC est fixé à 11,27 € bruts (soit 1.709,28 € mensuels bruts sur la base de 35 heures hebdomadaires).

poke