Envoi de la lettre de licenciement à une mauvaise adresse

En l’espèce, un salarié conteste son licenciement au motif qu’il n’avait jamais reçu sa lettre de licenciement (l’employeur avait fait une erreur sur l’adresse du salarié).

La Cour d’appel valide le licenciement au motif que l’employeur justifie, par la production de l’enveloppe dans laquelle elle se trouvait, que la lettre de licenciement avait été expédiée à l’adresse exacte du salarié et estime qu’il importe peu que celle qui figurait sur le formulaire d’accusé de réception ait été erronée. Lire la suite « Envoi de la lettre de licenciement à une mauvaise adresse »

Rédaction de la clause d’exclusivité

Un salarié à temps plein était soumis à une clause d’exclusivité ainsi rédigée :

« Monsieur Y s’engage expressément à demander l’autorisation de la société pour toute activité complémentaire qu’il souhaiterait occuper ».

Le salarié ayant créé en parallèle de son activité professionnelle une société de vente en ligne de vêtements sans solliciter l’autorisation de son employeur, il est licencié. Lire la suite « Rédaction de la clause d’exclusivité »

Cotisation AGS au 1er juillet 2018

L’AGS (Association pour la gestion du régime de Garantie des créances des Salariés) vient de préciser que, suite à son Conseil d’administration qui s’est tenu le 27 juin 2018, le taux de sa cotisation demeure inchangé à 0,15 %.

Renonciation à la clause de non-concurrence en cas d’inexécution du préavis

Une salariée démissionne le 13 janvier et décide de ne pas réaliser son préavis de 3 mois (sans l’accord de son employeur). Elle cesse donc de travailler le 28 février.

Elle est soumise à une clause de non-concurrence qui dispose que : «  la société se réserve le droit de libérer le salarié de l’interdiction de concurrence ou d’en réduire la durée en informant par écrit le salarié dans le délai maximal de 30 jours qui suivra la fin effective du travail (fin du préavis effectué ou début du préavis non effectué) ».

La salariée conteste devant le CPH la renonciation à la clause de non-concurrence effectuée par l’employeur le 6 avril.

En effet, elle considère que le délai de 30 jours maximum n’a pas été respecté puisqu’elle a cessé de travailler le 28 février (fin effective du travail) et que la renonciation n’a eu lieu que le 6 avril.

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Précisions sur le solde de tout compte

Deux décisions de la Cour de cassation ont été rendues en matière de solde de tout compte.

1) Cass soc du 14 février 2018

Dans la première décision, un employeur avait rédigé un STC présentant une somme globale « en paiement des salaires, des accessoires de salaire et de toute indemnité quels qu’en soient la nature et le montant qui (…) étaient dus au titre de l’exécution et de la cessation du contrat de travail. Ces différents éléments sont détaillés en annexe du présent reçu pour solde de tout compte sur le duplicata du bulletin de paie ».

La Cour de cassation sanctionne cette rédaction au motif que :

« l’employeur a l’obligation de faire l’inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail, (…) le reçu pour solde de tout compte n’a d’effet libératoire que pour les seules sommes qui y sont mentionnées, peu important le fait qu’il soit, par ailleurs, rédigé en des termes généraux ; que le reçu pour solde de tout compte qui fait état d’une somme globale et renvoie pour le détail des sommes versées au bulletin de paie annexé n’a pas d’effet libératoire » Lire la suite « Précisions sur le solde de tout compte »

Licenciement pour faute lourde et congés payés

Dans un arrêt du 28 mars dernier, la Cour de cassation a validé le licenciement pour faute lourde d’un salarié ayant violemment agressé son employeur à la suite d’un entretien disciplinaire.

En effet, pour les juges, cette agression violente, volontaire et de manière préméditée constitue une « intention de nuire caractérisant une faute lourde ».

En l’espèce, à la suite d’un entretien disciplinaire le salarié avait « fait semblant de quitter l’entreprise » avant de revenir agresser son employeur, lui causant un traumatisme crânien ainsi qu’une incapacité totale temporaire de travail de quinze jours. Lire la suite « Licenciement pour faute lourde et congés payés »

poke